Ça m’est arrivé

mercredi dernier , je consulte la météo et vois les message sur facebook , je décide d’aller naviguer après avoir fini mon travail  malgré la fatigue. En arrivant au lac et en voyant les gars présents sur place, je me rends compte que mon choix de Foïl et ma 7.5 spécial foïl ne sont pas adaptés or dans ma précipitation j ai bien pris le mat plus petit mais j ai laissé la voile dans le garage. Trop impatient de naviguer je décide de faire demi tour pour aller chercher ma scross 130 l exocet et ma 7.5 de freeride chez moi. Je reviens au lac, il est tard et je prépare à toute vitesse mon matériel. je me met à l’eau , et je pars pleine balle dans un bord jusqu’au milieu du lac et je tombe. Je me trouve saisie par l’eau froide. j’essaye de décoller la voile pour repartir en water start mais le vent est un peu juste et je me trouve anormalement fatigué. Je décide de remonter sur la planche. C’est la surprise la planche coule jusqu’au dessus des genoux. Normalement même dans ces conditions j arrive à tenir mon équilibre (je fais pas mal de stand up paddle en vague ) mai là, je n y arrive pas. Une période longue et froide commence, l’eau est à moins de 10 degrés, je suis au milieu du lac le vent me pousse vers le fond du lac pour une dérive qui pourra durer très très longtemps, j essaye de reprendre des forces et après de multiples efforts je commence à comprendre que je n y arriverai pas. Un doute s’installe, est ce que je laisse  le gréement et rentre à plat ventre sur le flotteur ?L’attente va être longue et froide. J’ aperçois mon sauveur Kam avec son kite qui, alerté par les copains au bord, vient me proposer de me ramener. Et là encore merci à lui car nous en avons bavé tout les deux. Je suis arrivé au bord pris en charge par tout les gars, j ai froid je suis au ralenti et ça me tire sur le coeur. Pour finir j ai eu mal au épaules et au bras pendant deux jours comme jamais après un match de rugby.

Les leçons que j’en tire :

ce qui m’a sauvé :

kam en kite, car aucun gars en windsurf n’aurait pu me ramener. Bravo à lui pour la maîtrise de son aile, sa gentillesse, sa volonté et sa  patience.

les gars sur le bord qui ont pu alerter kam et les pompiers (sauf qu’en hiver pour que les pompiers interviennent il faut au moins 1 heure)

j’étais bien équipé: combinaison épaisse 5/4 plus sous couche avec cagoule fireskin donc pas d’entrée d’eau , gilet de sauvetage et top étanche coupe vent de voile légère décathlon, chaussons et gants (moufles paume à l’air libre)

mon age et le fait que je sois sportif avec un coeur en bon état .

ce que j’aurais du prendre en compte avant de mettre à l’eau

mon état de forme : Mon rythme de travail ne me permettait pas d’être d’avoir la forme et ne m’a pas permis de trouver l’équilibre. j ai eu la même sensation qu’après une longue séance de SUP dans les vagues on a parfois du mal a tenir dessus en fin de journée.

S’échauffer un peu ,si je m’étais échauffé  je pense que la sollicitation physique du premier bords cumulé à la chute dans l’eau froide aurait eu beaucoup moins d’influence et je n’aurais pas eu cet énorme coup de mou.

la mise à l’eau tardive : la température extérieur tombe vite à cette époque. de plus les autres étaient sortis de l’eau s’étaient changés et avaient dégréé. C’est plus compliqué d’enfiler une combinaison mouillée regréer pour aller voir si tout va bien.

le volume de la planche : une planche qui flotte juste en été quand on est en short et top peu couler  équipé de la tenu d’hiver mouillée et peut être convenons-en d’un petit sur-poids hivernal.

ce que j aurais du faire pour le sauvetage :

Après réflexion, j aurais du dégréer ou laisser le gréement car Kam et moi en avons bavé pour rentrer,si j’avais rouler la voile et accrocher le la voile et le mat sur le wish comme je le fais parfois pour aller naviguer dans des vagues peu accessibles en sealion, j aurais posé le gréement sur la planche et ça aurait facilité le retour.

Bruno André embarque une paire de palmes de bodyboard dans son dos dans les conditions extrêmes de l’ile aux vaches pour rentrer en cas de pépins. J aurais pu après avoir plié me débrouiller seul

Pour ma part je ne sortirai plus avec un petit volume (pour moi) l’hiver seul.Et je pense qu’il faut absolument qu’on prévoit une embarcation nous permettant d’intervenir nous même.

Un grand grand merci à tout mes sauveurs qui sont resté et sont rentré un peu tard de ma faute, et un énorme merci à Kam

François

A propos de francois ROCHETEAU

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One thought on “Ça m’est arrivé

  1. Ben, heureux que cela ce soit terminé ainsi. Bravo à tous les gars qui ont aidé (naviguer au sein d’une association c’est quand même important).
    Une leçon à retenir…pour ma part, bien qu’impatient, j’évite de naviguer l’hiver, à 53 balais et pourtant sportif (prof eps avec pratique régulière tennis et VTT) je ne prends plus de risque, de même que je ne navigue plus en mer si les conditions ne sont pas top et je redoute la casse matos…!
    A plus sur l’eau.
    Eric